Reconnaissance à Michelle Miatello
En tant que principal cabinet de conseil pour le secteur à but non lucratif au Canada, chez KCI, nous mesurons notre réussite à travers celle de nos clients. Il est stimulant de revenir sur 20 ans de “placements” de candidats par KCI Recrutement + Talent et de constater ce que les leaders que nous avons placés ont accompli au sein d’organisations à travers le Canada.
Il est également gratifiant de voir que de nombreuses personnes “placées” par KCI sont restées dans leurs rôles et s’y sont épanouies bien au-delà de la durée moyenne que nous observons dans le secteur. Ce sont des personnes dont la loyauté, l’expertise et la passion pour la mission génèrent un impact durable pour leurs organisations ainsi que pour les personnes et les communautés qu’elles servent.
Nous rendons hommage à ces personnes à travers cette série de courts portraits et d’entrevues intitulée « Série reconnaissance ». Nous espérons que vous prendrez plaisir à découvrir ces inspirantes personnalités du secteur et à célébrer leurs réalisations avec nous !
Reconnaissance à Michelle Miatello, Directrice principale du développement, École de génie et informatique Gina Cody, Université Concordia
Pourquoi avez-vous initialement envisagé de vous joindre à l’Université Concordia?
À la fin de 2015, ma famille et moi étions prêts pour un changement. Je terminais une importante campagne de financement dans une autre université, le contrat de mon mari arrivait à échéance et notre fils terminait ses études secondaires. Après plusieurs années passées dans une petite ville de l’Ontario, nous envisagions de nous installer dans un grand centre urbain : Toronto, Ottawa ou Montréal.
C’est le hasard qui a fait les choses : alors que je prenais le train pour Montréal, j’ai reçu un courriel de Sylvie Battisti, recruteuse chez KCI, qui me demandait si j’envisagerais un poste à Concordia. J’ai répondu immédiatement et nous avons convenu de nous rencontrer pendant mon séjour en ville. L’occasion, ainsi que l’idée de vivre à Montréal, m’ont rapidement séduite. Après avoir discuté avec le vice-recteur au développement de mon université, qui m’a décrit Concordia comme une jeune institution dynamique et en pleine ascension, je me suis sentie encouragée à poursuivre le processus.
Tout au long du processus d’entrevue, mon intérêt pour Concordia et pour Montréal n’a fait que grandir. Je n’ai pas obtenu le poste initial, mais on m’a dit qu’un autre poste avait été envisagé pour moi : celui de directrice principale des dons majeurs, un rôle qui commençait tout juste à prendre forme. Nous avons fait le déménagement et j’ai commencé mon nouveau poste en janvier 2016.
Qu’est-ce qui vous a incitée à rester à l’Université pendant plus de 10 ans?
Je pense que cette évolution constante m’a gardée à Concordia et a permis au poste de rester stimulant.
Lorsque je suis arrivée à Concordia, j’ai été embauchée au sein du bureau central du développement, un travail certainement très significatif, mais le fait d’être éloignée du cœur de l’université me manquait : les facultés, les professeurs, les étudiants et le doyen. En 2017, lorsque la directrice principale du développement de la Faculté de génie et d’informatique a annoncé son départ, on m’a demandé si j’envisagerais de prendre sa relève. L’occasion était très intéressante. La faculté possédait un énorme potentiel inexploité : de nombreux diplômés avec lesquels nous n’avions pas encore établi de contact, ainsi qu’un doyen désireux de bâtir quelque chose d’ambitieux.
Parallèlement, les activités de développement de Concordia évoluaient rapidement. L’Université avait lancé la plus importante campagne de financement de son histoire, ce qui apportait un nouveau niveau de sophistication, de nouvelles attentes et une nouvelle énergie. C’était un moment particulièrement stimulant pour faire partie d’une équipe de développement en pleine croissance et résolument moderne.
Puis est arrivé un jalon transformateur : le don extraordinaire de Gina Cody et le changement de nom de la faculté. Je me suis retrouvée à travailler étroitement avec Gina en assurant le suivi de son don, en soutenant sa vision et en contribuant à faire rayonner son message selon lequel le génie est une discipline accessible à toutes et à tous. Collaborer avec elle a été l’une des expériences les plus significatives de ma carrière. Son éthique de travail, sa générosité et son intelligence continuent de m’inspirer.
Au cours de ces dix années, énormément de choses ont changé. Je suis passée du bureau central à une faculté. Nous avons découvert et mobilisé d’innombrables diplômés qui connaissaient un succès remarquable. Nos pratiques de développement sont devenues plus sophistiquées et plus stratégiques, et se sont davantage alignées sur les ambitions de l’Université. Et, bien sûr, nous avons traversé une pandémie mondiale qui a profondément transformé notre façon de travailler, de rester en contact et de bâtir une communauté.
De quoi êtes-vous le plus fière parmi vos réalisations pendant cette période ?
Je suis particulièrement fière de la façon dont nous avons renoué avec les diplômés de l’École Gina Cody. Lorsque j’ai pris mes fonctions, bon nombre de nos diplômés n’avaient plus de véritable lien avec la faculté depuis des décennies. Grâce à des communications régulières, à une attention soutenue portée à nos relations et à un véritable engagement à souligner leurs réalisations, nous avons pu recréer ces liens et bâtir une communauté de diplômés dynamique et engagée.
Aujourd’hui, nos diplômés ne font pas que renouer avec l’École : ils accompagnent les étudiants à titre de mentors, nous conseillent sur les tendances de l’industrie, soutiennent la recherche et investissent dans l’avenir à Concordia. Voir renaître chez eux cette fierté et ce sentiment d’appartenance a été l’un des aspects les plus gratifiants de mon travail.
Qu’est-ce qui attend l’Université et votre faculté ? Que souhaitez-vous que les gens sachent au sujet du travail de votre faculté et de l’équipe du développement à Concordia ?
En regardant vers l’avenir, j’ai l’impression que Concordia et l’École de génie et informatique Gina Cody sont à l’aube de quelque chose de vraiment passionnant. Nous nous préparons déjà à notre prochaine campagne de financement, et cette fois-ci, le contexte me semble différent : nous avons des relations plus solides avec nos diplômés, une vision plus claire de notre identité et une communauté qui croit véritablement à l’impact de l’École.
Ce que j’aimerais que les gens sachent, c’est que l’ École de génie et informatique Gina Cody est animée par une énergie et une réelle volonté d’agir. Nos étudiants sont curieux et ambitieux, nos chercheurs s’attaquent à des problèmes concrets et nos diplômés accomplissent des choses extraordinaires partout dans le monde.
Et en coulisses, notre équipe du développement travaille sans relâche à mettre en place l’infrastructure et à créer l’élan nécessaires pour rendre possibles de grandes réalisations. C’est beaucoup de travail, mais c’est un travail porteur de sens et je suis fière de contribuer à façonner la prochaine étape de cette aventure.
Quel conseil de carrière donneriez-vous aux autres ?
Si je devais offrir un seul conseil de carrière à une personne qui travaille en collecte de fonds, ce serait celui-ci : considérez chaque relation comme si elle était l’élément le plus important de votre travail.
La collecte de fonds ne repose pas vraiment sur les propositions, les campagnes ou les ententes de don – elle repose sur les personnes. Plus vous investissez sincèrement dans le fait d’apprendre à connaître quelqu’un, de comprendre ce qui compte pour cette personne et d’entretenir la relation avec constance au fil du temps, plus tout le reste se met naturellement en place.
Les donateurs savent faire la différence lorsque vous êtes pressé, lorsque votre approche est transactionnelle ou lorsque votre seul intérêt est d’obtenir un don. Mais ils savent aussi reconnaître la sincérité. Les relations que vous bâtissez aujourd’hui deviennent les partenariats, les ambassadeurs et les alliés sur lesquels vous pourrez compter des années plus tard.
Ce sont ces relations qui donnent tout son sens à ce travail.

