Reconnaissance à Mena Gainpaulsingh
Il est également gratifiant de voir que de nombreuses personnes “placées” par KCI sont restées dans leurs rôles et s’y sont épanouies bien au-delà de la durée moyenne que nous observons dans le secteur. Ce sont des personnes dont la loyauté, l’expertise et la passion pour la mission génèrent un impact durable pour leurs organisations ainsi que pour les personnes et les communautés qu’elles servent.
Nous rendons hommage à ces personnes à travers cette série de courts portraits et d’entrevues intitulée « Série reconnaissance ». Nous espérons que vous prendrez plaisir à découvrir ces inspirantes personnalités du secteur et à célébrer leurs réalisations avec nous !
Mena Gainpaulsingh, Directrice générale, Amis du Musée canadien pour les droits de la personne; Vice-présidente, Développement, Musée canadien pour les droits de la personne
Pourquoi aviez-vous envisagé de vous joindre aux Amis du Musée canadien pour les droits de la personne?
Mon engagement en faveur des droits de la personne a débuté bien avant le début de ma carrière professionnelle. Alors que j’étais jeune, j’ai assisté à une réunion de jeunesse d’Amnistie Internationale, où j’ai découvert pour la première fois le concept de prisonniers d’opinion. Je me souviens avoir été profondément marquée par l’idée que des personnes puissent être incarcérées pour le simple fait d’avoir exprimé leurs convictions ou d’avoir défendu les droits d’autrui. Cette expérience m’a ouvert les yeux sur l’impact profond que les individus et les organisations peuvent avoir sur l’avancement de la justice et de la dignité humaine. Elle m’a engagé sur une voie qui a façonné les trois dernières décennies de mon existence.
Pendant près de trente ans, j’ai eu le privilège de collaborer avec des organisations vouées aux droits de la personne, à l’équité et au changement social. J’ai notamment contribué à diriger une campagne de financement de grande envergure au Royaume-Uni pour la construction d’un centre de traitement destiné aux survivants de la torture. Lorsque j’ai franchi pour la première fois les portes du Musée canadien pour les droits de la personne, j’ai ressenti un lien immédiat et puissant. Je décris souvent cette expérience comme l’appel du vaisseau amiral me ramenant à la maison. C’était un lieu où les valeurs qui m’avaient guidé depuis ma jeunesse prenaient vie à travers des récits, l’éducation et l’action. Rejoindre les Amis du MCDP m’a semblé être moins un nouveau départ professionnel qu’un retour aux sources.
Qu’est-ce qui vous a retenu au Musée canadien pour les droits de la personne pendant plus de 8 ans ?
Les gens. Chaque jour, j’ai l’occasion de travailler aux côtés d’un personnel, de bénévoles, de donateurs et de partenaires communautaires incroyables, qui se consacrent profondément et avec passion aux droits de la personne. Leur engagement, leur générosité et leur foi dans le pouvoir de l’éducation et du dialogue sont à la fois une source d’inspiration et d’énergie. C’est une réelle joie et un privilège de faire partie d’une communauté unie par un objectif commun : bâtir un monde plus juste, inclusif et équitable. Ce travail a tout son sens grâce aux personnes qui le rendent possible, et ce sentiment de connexion et de raison d’être nourrit mon engagement au quotidien.
De quoi êtes-vous le plus fier dans votre parcours au sein de l’organisation ? Avez-vous d’autres réalisations ou sources de fierté ?
Ce dont je suis le plus fière, c’est probablement moins un résultat de collecte de fonds en particulier que les relations que nous avons bâties. Parfois, la philanthropie peut parfois sembler transactionnelle, mais c’est loin d’être le cas. J’aime apprendre à connaître ce qui comptvraiment pour une personne, écouter son histoire, puis trouver un lien significatif entre celle-ci et notre mission.
Je suis également très fière de l’équipe que nous avons constituée. Voir les gens évoluer dans leurs fonctions, constater que les relations se renforcent au fil du temps et savoir que nous avons traversé ensemble des moments parfois complexes représente beaucoup pour moi. Bien sûr, je suis fière d’avoir accru le soutien philanthropique envers le Musée et d’avoir su rassembler autour de nous une communauté de personnes qui croient à l’importance des droits de la personne.
Autres réalisations ou éléments dont vous êtes particulièrement fière ?
Je suis fière d’avoir constitué une équipe solide et engagée, d’avoir favorisé des partenariats porteurs de sens et d’avoir contribué à faire rayonner les histoires du Musée de manière à sensibiliser les gens à l’idée que les droits de la personne appartiennent à tous. Je suis également fière d’apporter une perspective internationale à ce travail, tout en continuant d’apprendre de la diversité des expériences et des communautés représentées partout au Canada.
Quelle est la prochaine étape pour Musée canadien pour les droits de la personne ? Que souhaitez-vous que les gens sachent au sujet du travail accompli par les Amis du Musée canadien pour les droits de la personne ?
Ce qui m’enthousiasme pour la suite, c’est que les possibilités sont encore si nombreuses. Les droits de la personne peuvent sembler être un enjeu immense, voire accablant, et au fil des années, j’ai appris que les gens se demandent parfois quelle différence une seule personne peut réellement faire. J’ai vu suffisamment de choses pour croire que les petits gestes comptent : un jeune qui découvre une idée pour la première fois, une conversation qui fait évoluer le point de vue de quelqu’un, un donateur qui décide de contribuer afin de rendre une expérience accessible à d’autres.
Pour moi, les Amis ont véritablement pour mission de contribuer à créer davantage de telles possibilités. Je suis enthousiaste à l’idée de continuer à rapprocher les gens des causes qui leur tiennent à cœur et de poursuivre mon apprentissage à leurs côtés.
Un conseil de carrière que vous donneriez aux autres ?
Restez curieux, soyez vous-même et ne vous inquiétez pas trop de devoir avoir tout votre parcours tracé d’avance. Mon propre cheminement professionnel n’a certainement pas suivi une ligne droite. Certaines des occasions les plus marquantes se sont présentées parce que j’étais disposé à engager la conversation, à écouter le point de vue de quelqu’un d’autre ou à explorer une avenue que je n’avais pas envisagée.
Je dirais également : accordez une grande importance aux relations. En philanthropie, particulièrement, les gens savent reconnaître quand vous vous intéressez sincèrement à eux et quand vous cherchez simplement à atteindre un objectif. Écoutez attentivement, soyez honnête, restez fidèle à vos valeurs et soyez ouvert à l’imprévu. D’après mon expérience, c’est souvent là que commencent les aspects les plus intéressants d’une carrière.

